Lancement de la campagne “J’existe.”

Chaque année, DIOGENES sensibilise le public bruxellois au sujet des personnes sans-abris,

“J’existe.”, avec quels objectifs ?

Derrière ce simple mot “j’existe”, se cache une multitude de finalités. En effet, la campagne vise à :

  • « Faire exister » les habitant·e·s de la rue en favorisant la reconnaissance de leur pleine citoyenneté, dans le respect de leurs libertés individuelles et de leurs droits fondamentaux. Ceci commence par le droit à mener une vie conforme à la dignité humaine, le droit au logement et le droit à disposer de l’espace public.
  • Soutenir la société dans sa compréhension de la vie en rue de manière à favoriser la reconstruction de liens sociaux et les adaptations de politiques publiques.
  • Lutter contre les stéréotypes, les jugements, les discriminations et les tendances à la criminalisation, en diffusant une information fine et nuancée.
  • Promouvoir l’effectivité des droits des habitant·e·s de la rue en préconisant les 3 principes de base que sont l’universalité, l’automatisation et l’individualisation des droits.
  • Faire de la prévention autrement, en misant sur une information de qualité et sur la clairvoyance des citoyen·ne·s. Leur bonne compréhension de la problématique du sans-abrisme et des situations dans lesquelles les habitant·e·s de la rue se trouvent, permet de lutter contre l’insécurité et peut, ainsi, les aider à agir.

Les habitant·e·s de la rue veulent être vu·e·s et entendu·e·s. Ils et elles veulent être reconnu·e·s pour ce qu’ils et elles sont, en tant que personne et en tant que citoyen·ne. Parce qu’avant d’être des sans-abris, les personnes sans-abris sont des personnes…

Vous avez un rôle important à jouer !

En affinant votre regard et en vous intéressant aux personnes sans-abris, vous devenez un acteur essentiel de la lutte contre l’exclusion sociale. Ce faisant, vous modifiez vos propres capacités d’action ainsi que celles de votre entourage. Vous gagnez en confiance et en assurance pour regarder la réalité en face ; et en même temps, vous renforcez l’estime de soi de ces personnes et, indirectement, leur capacité à se mobiliser et à entrevoir un avenir meilleur.

Il n’y a pas une bonne manière d’agir ou de se comporter pour soutenir les habitant·e·s de la rue.  Mais chacun de nous est responsable de la qualité de son regard et il convient que celui-ci soit non-jugeant.  Pour le reste, libre à chacun·e de choisir le niveau d’implication qui lui convient le mieux : écoute et soutien, aide matérielle, dons à une association, volontariat au sein d’un service d’aide, mise en gestion d’un logement auprès d’une AIS, etc.

Bien que la solution ne réside pas uniquement dans les actions interpersonnelles, la rencontre de l’Autre est un moyen efficace de lutte pour l’inclusion sociale. La considération, le respect et la tolérance sont les conditions sine qua non du développement d’une société plus juste et plus solidaire. Alors, vous vous mobilisez à nos côtés ?